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Vélo-de-montagne

[GFVM] Compte rendu du 7ème et dernier week-end GFVM#2 Du 12 au 14/09/26

02/10/2026
Itinérance en vélo de montagne - 3 jours
[GFVM]  Compte rendu du 7ème et dernier week-end GFVM#2 Du 12 au 14/09/26

Participantes : Ionna, Katia, Marine, Edith

Encadrant : Florent

J1 — Lac de Grand Maison → Refuge de l'Étendard

Nous serons finalement 5 sur ce dernier weekend, Camille et Amandine étant chacune blessées… Rendez-vous à 11h. Le temps de gérer un petit retard et de se mettre d'accord sur le parking de rendez-vous : c'est parti !

On commence par faire un rapide check de nos états respectifs, puis on répartit le matériel mécanique et le matériel de secours afin d'éviter de transporter des affaires en trop ou en doublon, durant l'itinérance. Cela n'empêche évidemment pas de prendre certaines choses en double (multi-tool, chambre à air, etc.). Pour les bonbons, en revanche, on reste raisonnable : un seul paquet !

Vêtements, vélos, nutrition, radio : tout est vérifié. On en profite aussi pour apprendre à se servir d'une radio : choisir le relais, définir un message clair et précis; ce qui pourrait être utile en cas de pépin si nous sommes hors couverture réseau. Le check radio n'est pas franchement concluant, on réessaiera le contact plus tard. On se fixe des objectifs horaires pour gérer notre timing et en avant toutes ! 

La première montée se déroule sur route, jusqu'au col de la Croix de Fer. Arrêt panorama sur les Aiguilles d'Arve et pique-nique, puis on poursuit l'ascension sur une piste 4x4. En passant devant des blocs, Florent nous propose un petit atelier trial avec du franchissement à la montée, à la descente et des changements d'appuis. Ça s'avère plutôt fructueux puisqu'on commence notamment à comprendre le fameux manual ! 

On termine l'ascension jusqu'au refuge, où l'on se pose autour d'une bière bien méritée. On débrief de la journée et on discute de l'itinéraire du lendemain. On prend chacune le temps de s'approprier la trace sur nos différentes applis et fond de carte et on croise les infos pour estimer au mieux le déroulement de la journée de demain et gérer notre timing et notre effort.

Au moment de choisir les couchages, personne ne souhaite dormir dans le troisième lit en hauteur. Le comble pour des vététistes enduro qui aiment les sensations !

Le repas est bon et nous ne manquons de rien. Après manger, petite balade digestive au-dessus du barrage, quelques discussions avec les autres personnes présentes au refuge, puis place au fameux "Jeu de la poule" (Pickomino), amené par Ionna.


Il est temps d'aller dormir !


J2 — Refuge de l'Étendard → Alpe d'Huez

Réveil à 7h, on prend le petit-déjeuner puis on prépare nos affaires pour un départ à 8h15. On fait un check du matin pour vérifier l'état de chacune avant de commencer la première montée jusqu'au pied du glacier de l'Etendard.

On longe successivement, sur la moraine, le lac Bramant, le lac Blanc, puis un troisième lac en roulant ou en poussant.

Petit point itinéraire au glacier : le chemin indiqué sur la trace n'est pas vraiment visible sur le terrain. On compare donc les différentes cartes à notre disposition et, surtout, on observe attentivement le terrain pour essayer de comprendre par où passer.

On poursuit en poussage/portage jusqu'au col de la Cime de la Valette, où l'on découvre un vaste panorama sur les écrins, de la Muzelle jusqu'au Pelvoux. 

On grignote un morceau avant de s'attaquer à la descente dans un pierrier, toujours en suivant les cairns. On s'initie aux stoppies, ce qui nous permet de bien sentir et doser le freinage avant, pour s'arrêter dans la pente en maîtrise.

On rejoint ensuite les chalets de la Valette et la cabane du berger. Le troupeau étant installé sur le chemin, on applique les méthodes préconisées pour le contourner tranquillement.


Encore une montée bien raide jusqu'au fond de Ferrand. La fin est assez pentue et nous portons les vélos avant de faire la pause repas. On s'allonge dans l'herbe, on papote, mais la sieste attendra car nous ne sommes pas en avance sur le timing !

On enchaîne ensuite avec la descente le long du Ferrand, un ruisseau alimenté par les glaciers en amont, dont celui des Quirlies. Petit arrêt absolument magnifique devant la cascade du Pont Ferrand, puis on poursuit jusqu'à rejoindre la fameuse route du col de Sarenne.

Cette dernière montée se déroule sur la route et nous permet de rejoindre efficacement l'Alpe d'Huez, à flanc de montagne. Arrivée dans la station, l'endroit est un peu fantôme, les remontées mécaniques sont arrêtées et il n'y a quasiment aucun magasin d'ouvert. Après plusieurs coups de téléphone, on finit par trouver un levier de frein de rechange pour Marine, qui a malheureusement tordu le sien pendant la sortie. On fait un petit atelier mécanique pour sortir la goupille du levier qui se révèle bien plus complexe que prévu dans le tutoriel Youtube que nous avons suivi… Mais victoire !

On révise l'itinéraire du lendemain, on regarde les différentes options pour améliorer le tracé et éviter la montée sur la route mais aucune ne semble viable : soit elles rajoutent trop de dénivelés, soit elles passent par des chemins qui ne semblent pas praticables en VTT ou trop techniques par rapport à nos objectifs.

C'est enfin le moment du repos ! On mange notre première fondue de la saison le seul restaurant ouvert ce dimanche soir et on file se coucher.

 

J3 — Alpes d'Huez → Lac de Grand Maison

Départ de l'Alpes d'Huez à 8h pétante. On s'arrête pour prendre un pique-nique à la supérette, on fait le check du matin et on commence l'ascension par la route. On longe un single avec des sauts (sûrement une piste bleue). Malheureusement pour Edith, la journée est dense, il faut se préserver.

On arrive jusqu'au lac de Besson. Ici, on hésite entre le chemin ensoleillé - à gauche du lac - et le chemin encore à l'ombre initialement tracé - à droite du lac. On teste le côté gauche ensoleillé mais on se rabat finalement sur le chemin de droite, beaucoup plus roulant, afin de ne pas perdre trop de temps à passer les différents passages rocheux et trialisants sur notre chemin.

On descend ensuite sur des petits singles en suivant la piste cross country 11 qui mène au télécabine des alouettes. On est à la fois dans la station mais le cadre est magnifique et très naturel. A cet arrêt intermédiaire, on croise David à côté d'une bobine de câble géante, qui nous explique qu'il travaille sur le changement d'un des 2 câbles porteur du télécabine, qui n'a pas été changé depuis la construction en 1989. Il y en a pour plusieurs mois de travaux!

On poursuit par l'enduro Crazy Mustang et on s'arrête faire un atelier wall ride sur une falaise naturelle au bord de la piste. Qui monte le plus haut?

La technique est très similaire à celle d'un virage relevé. Après plusieurs passages, les filles testent différentes allures de vitesse, trajectoires et appuis.

On poursuit la descente puis on effectue une transition : remonter une piste de ski bleue (c'est raide !) ; avant de rejoindre la dernière portion de cette descente jusqu'au Collet (Vaujany). Pause repas bien mérité, mi-ombre, mi-soleil. On fait attention à ne pas trop manger car plus de 700m de D+ nous attendent ensuite, directement au saut de la sieste.

Let's go pour l'ascension du col du Sabot. La montée se passe bien et nous arrivons en haut à 15h10. Il nous reste plus qu'une descente jusqu'au lac de Grand Maison. Il faut en profiter! On traverse des champs de myrtilles rougeoyants, des alpages et avec vue sur le lac en contrebas.

Florent propose au groupe une petite mise en situation d'un accident. On révise les bonnes pratiques. On finit la descente jusqu'au barrage puis on rejoint le parking avec les voitures. C'est déjà la fin de ce beau weekend!

 

Bilan du weekend

Ce dernier weekend vient clôturer un cycle riche en apprentissages, avec une vraie mise en pratique de tout ce qui a été travaillé au fil des sorties. Au-delà des kilomètres parcourus, cette itinérance nous a surtout permis de franchir une nouvelle étape vers l'autonomie.

Nous avons appris à préparer nos affaires pour trois jours, à faire tenir l'essentiel dans un sac d'environ 8 kg, à mutualiser le matériel mécanique et de secours et à faire quelques concessions sur le confort.

Nous avons également mis en pratique la construction et la gestion d'un itinéraire : croiser fonds de cartes, topos, applications et descriptifs, puis confronter la trace à la réalité du terrain. Lorsque le chemin vers la Cime de la Valette n'était pas visible, nous avons appris à ne pas suivre aveuglément le GPX, mais à observer le relief, le terrain et les cairns pour trouver notre chemin.

Cette itinérance nous a aussi permis de tester notre capacité à enchaîner trois jours de VTT avec un sac chargé, en gérant notre effort, notre alimentation, notre fatigue et les besoins du groupe.

La trace était parfaitement adaptée à nos objectifs, avec un bon équilibre entre passages engagés et portions plus sécurisantes, tout en offrant des paysages magnifiques, sublimés par les couleurs d'automne et une météo idéale.

Au final, nous avons vécu une itinérance que nous avions imaginée de A à Z, de la préparation à la réalisation. Un beau weekend qui nous permet de terminer le cycle avec les clés pour préparer et gérer nos propres itinérances : nous voilà prêtes pour l'autonomie !

Article rédigé par GFVM#2

 






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